et je me fous tellement de tout, que j'en arrive à me foutre de moi, comme je n'écris plus ici.
oh j'écris, mais des phrases aux rapports encore moins directs, et qui me plaisent beaucoup, parce que je ne suis pas exigeante sur ce sujet. je me fous aussi que ce soit bon ou mauvais, ça me laissera de marbre.
donc, ce spirituel me détache d'une somme d'inutilité, tout en m'apportant une paix trop absurde. car ma nature profonde est assez fondée sur l'introspection. j'avais compris ceci plus tôt, qu'il était impossible de concilier ces deux pôles, l'introspection me ramenant elle, trop au présent. mais le tragique m'est inévitable, et je suis toujours là à me dire 'regarde comme tu as l'air idiote, pathétique, comme tout ce que tu penses est vain', mais loin de m'énerver, ces pensées me calment très bien. cette spiritualité, m'ayant grandement été apportée par la lecture, est peut-être aussi due à l'assimilation de l'exacte solitude qui nous suit. bien qu'elle me soit désormais commune, je ressens encore quelques unes de ses frappes, visant à enfoncer le clou entier dans mon cerveau vide.
'ce poison restera dans toutes nos veines, même quand la fanfare tournant, nous seront rendus à l'ancienne inharmonie', parce que j'ai goûté et aimé ce poison, je suis loin d'être de vos sages.
les lettres me sauvent pas mal.
sur cette photo, mon cher petit Toulouse.

