nothing as it seems

   nothing as it seems
quand j'écris des bons articles il faut que je les supprime immédiatement par inadvertance, c'est complètement moi, ça. je disais qu'en ce moment tout autour de moi était beaucoup plus spirituel. je trouve maintenant inutile et lâche l'acte de se 'vider la tête', car quand j'en ai assez de broutilles, je vais me coucher, et c'est amplement suffisant. que ma tête soit pleine ou vidée, elle sera inévitablement, inhabitée.
et je me fous tellement de tout, que j'en arrive à me foutre de moi, comme je n'écris plus ici.
oh j'écris, mais des phrases aux rapports encore moins directs, et qui me plaisent beaucoup, parce que je ne suis pas exigeante sur ce sujet. je me fous aussi que ce soit bon ou mauvais, ça me laissera de marbre.
donc, ce spirituel me détache d'une somme d'inutilité, tout en m'apportant une paix trop absurde. car ma nature profonde est assez fondée sur l'introspection. j'avais compris ceci plus tôt, qu'il était impossible de concilier ces deux pôles, l'introspection me ramenant elle, trop au présent. mais le tragique m'est inévitable, et je suis toujours là à me dire 'regarde comme tu as l'air idiote, pathétique, comme tout ce que tu penses est vain', mais loin de m'énerver, ces pensées me calment très bien. cette spiritualité, m'ayant grandement été apportée par la lecture, est peut-être aussi due à l'assimilation de l'exacte solitude qui nous suit. bien qu'elle me soit désormais commune, je ressens encore quelques unes de ses frappes, visant à enfoncer le clou entier dans mon cerveau vide.

'ce poison restera dans toutes nos veines, même quand la fanfare tournant, nous seront rendus à l'ancienne inharmonie', parce que j'ai goûté et aimé ce poison, je suis loin d'être de vos sages.
les lettres me sauvent pas mal.
sur cette photo, mon cher petit Toulouse.
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# Enviado el sábado 12 de diciembre de 2009 16:32

Modificado el sábado 12 de diciembre de 2009 16:44

and i've got this crazy feeling that i'm gonna ah-ah make her mine.

   and i've got this crazy feeling that i'm gonna ah-ah make her mine.
ah c'est sûr que quand tout roule y'a rien à rajouter.
donc, tout roule. mais c'est en bonne partie grâce aux gens.
et puis aux lectures, qui me remettent sur la bonne voie. j'entrevois de nouveau ce qui m'est nécessaire ou totalement inutile, et je suis tranquille.

photo de Eward S. Curtis, yabon.
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# Enviado el viernes 04 de diciembre de 2009 16:08

starla et les joyaux magiques.

   starla et les joyaux magiques.
alors vraiment, merde.
merde aux couloirs d'histoire le mardi matin après la neurobio. merde aux collections de pierres semi-précieuses que j'achète à l'attrape-toutous de montagne. merde à ma tirelire canard branlante à qui il manque un oeil. merde aux skateurs tout court. merde au Tour de France aussi très court. merde aux fausses menottes qu'on offre aux jouvencelles. merde aux jardins abandonnés au bord du lac, et merde à la barque que l'on y conduit. merde aux lettres codées qu'on a jamais vues de toutes façons. merde aux cours de guitare. merde aux sorties à thème où je fais des galettes préhistoriques. merde aux toits du lycée qui resterons sans nous. merde à Arizona Dream. merde au voyage à Barcelone. merde aux premières rencontres. merde à la perte du triathlon parce que je suis tombée devant le collège entier. merde au gars qui passe devant chez moi à vélo et même que je traîne les pieds pour le voir passer. merde aux films qu'on se fait pour trop longtemps. merde aux vans à carreaux qu'on a pas été la premiere à porter. merde aux crayons plantés dans la main et aux théorèmes de Tarzan. merde aux cercles de bougies posés dans ma chambre pour faire des offrandes. merde à l'enterrement de ma grand-mère, de mes deux grand-mères même et de ses mots de la fin. merde, pourquoi t'as dit ça et pourquoi ils sont restés jusqu'à ses yeux.
merde à ma jeunesse.

# Enviado el martes 24 de noviembre de 2009 15:35

Modificado el martes 24 de noviembre de 2009 18:06

les travestis vont se raser, les strip-teaseuses vont se rhabiller, il est cinq heures, Paris s'éveille.

   les travestis vont se raser, les strip-teaseuses vont se rhabiller, il est cinq heures, Paris s'éveille.
je m'en foutisme quand tu nous tiens.
ah oui, tiens, j'ai d'autres problèmes pour le moment, d'un ordre capital même. on va se remettre pareil, j'ai appris à faire maintenant; à observer, surtout. mais moi madame, un jour il faudra que je fasse, et à ma manière. pas comme quelqu'un, sinon mieux vaut pas prendre la peine de se tirer d'ici.
ça serait plus appliquer ce que t'as dans ta caboche, autour, sur leurs faces inconnues. et bien sûr qu'elles ne te donneraient rien en retour, puisque c'est déjà un monde que de les quérir. tous ceux-là parlent beaucoup, on peut leur répondre et on veut, et c'est tellement mieux quand on se dit qu'on n'est pas amené à les revoir.
et tout l'univers s'en balance de ce que tu ballotes dans ta gorge, puisqu'ils n'en veulent qu'à la grande révélation que tu vas faire.
ton cerveau regorge peut-être trop. t'as rien à leur dire, au fond, et c'est pas que tu les abhorres. mieux vaut rester là, donc, si il n'y a aucune bonne parole à prêcher. t'es pas faite pour ça, pas pour le face à face des temps modernes. tu trouveras plus dans le hasard de la solitude, car au fond, t'en as peur.

c'est un peu pessimiste, autant savoir d'où l'on part.
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# Enviado el lunes 23 de noviembre de 2009 18:19

Modificado el martes 24 de noviembre de 2009 06:40

antibodies.

to get rid of myself.
c'est sûr que ça va être dur de faire avec moi, en plus.
merci quand même, à tous ceux qui daignent y trouver un intérêt. il y en a des inestimables.
-
c'est reparti pour un tour, jusqu'au prochain malaise :)
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# Enviado el sábado 21 de noviembre de 2009 16:02

Modificado el domingo 22 de noviembre de 2009 13:28

all manner of glee

i read a magazine
that said by seventeen
your life was at an end
i'm dead and i'm perfectly content

but whatever i don't mind about your fuckin face babe.
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# Enviado el martes 17 de noviembre de 2009 09:54

Modificado el miércoles 18 de noviembre de 2009 14:37

you know that i would be untrue, you know that i would be a liar, if i was to say to you we couldn't get much higher.

   you know that i would be untrue, you know that i would be a liar, if i was to say to you we couldn't get much higher.
je ne peux entendre que ça.
il n'y a que les toits de Venice, et le cri du désert.
je ne veux plus regarder les autres, ils m'induisent en erreur.
il y a désormais deux principes fondamentaux.

je me retire à vous divinités cruelles.

- je ne dois jamais rester plus de deux ans dans la même situation -
- je dois provoquer la perte quand l'apothéose se fait sentir, et ne pas fuir devant la décadence, si je ne l'ai pas déclenchée plus tôt, je dois la subir. mais toujours, tenter de reconnaître ce qui peut encore s'illuminer de ce qui va s'éteindre lentement. et dès l'heure venue, brûler par le feu le plus tragique les oriflammes alors splendides. -

si Dieu existait, je serais sans corps. Universal Mind

ahem, en dehors de ça, en dehors, pour une fois, de ma petite personne, que puis-je encore prétendre être ?
LOL, sort cette image archaïque de la tête, ne devais-tu pas la faire disparaitre ?
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# Enviado el martes 10 de noviembre de 2009 16:33

Modificado el miércoles 11 de noviembre de 2009 06:48

tell me i'm a bad, bad, bad, bad man.

  tell me i'm a bad, bad, bad, bad man.
why did you throw that Jack of Hearts away ?
- t'was the only card in the deck that i had left to play.

c'est étrange qu'aujourd'hui je ne veuille penser qu'à une personne, défunte.
et demain, je commencerai à angoisser pour autre chose.

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# Enviado el miércoles 04 de noviembre de 2009 02:03

Modificado el domingo 08 de noviembre de 2009 06:05

girls go octopuses

out of the world dominations and world mutilations.

je me demande bien ce qu'il vaut; mon lyrisme des dimanches. il est sûrement bien, là, tapi sur quelques lignes. je l'aime bien, il est amorphe et soudain. il ne cherche pas la porte d'entrée, je ne dois même pas avoir de clé.
quel jeu exaltant.
comme il est plaisant de rendre gloire au défaitisme quand on triomphe.

Divine Comédie - Enfer - cinquième chant.

et puis il y a les autres, la décence des gens heureux, la tolérance tachée de bons sentiments, la dictée des déclarations potaches, et alors... c'est comme qui dirait, le big LOL. il y a quelques dizaines de semaines.
je devrais réellement recommencer à anticiper, car il s'agit après ce fatras, de savoir immédiatement tout prendre en main. ahem, angoisse courrante de l'oiseau qui quitte son nid, ou sa cage, mais assez prématurée et décuplée, réalisant l'enjeu d'une vie.

je sais, la pérennité des Doors, mais tout est bon dans ce cochon-ci. absolument tout.
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# Enviado el jueves 29 de octubre de 2009 19:59

Modificado el viernes 30 de octubre de 2009 05:09

'I say, trailers for sale or rent'

   'I say, trailers for sale or rent'
"la tendance de la vie à s'arracher à toute forme constituée, à s'affirmer dans la souffrance d'une déchirure perpétuelle. l'ivresse dionysiaque est bien ce moment, où l'identité individuelle se perd, pour se plonger, s'abîmer dans la fusion avec une totalité cosmique en délire. parce qu'il est un sentiment cosmique, le dionysiaque renvoie à l'essence même du monde de la volonté de puissance : un monde en perpétuel mouvement, en lequel toutes les formes se nouent et se dénouent, se créent et se défont sans cesse comme les vagues d'un immense océan. c'est sur ce fond obscur et déchiré que se dessinent les formes lumineuses, aux contours nets et finis, des fictions apolliniennes."
"tandis que le beau est fini et apaisant, le sublime (qui met en jeu l'idée de l'infini) renvoie à un état de tension et de trouble, suscité par exemple par des objets terribles , démesurés ou chaotiques (océans déchaînés, irruptions volcaniques). comme à l'égard de sacrifice qui dépasse toute règle morale, nous éprouvons, dans le sentiment esthétique du sublime, la sourde conviction que l'homme est appelé à s'élever au dessus de lui-même et peut toujours - quoi qu'il lui en coûte - surmonter sa petitesse, sa misère ou son insignifiance."

voilà pourquoi.
quand je lis, et c'est de plus en plus fréquent, je ne me découvre pas, je me retrouve.
je retrouve tout ce que je viens de découvrir de moi indépendamment de toute phrase.

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# Enviado el martes 27 de octubre de 2009 17:51

Modificado el martes 27 de octubre de 2009 18:10